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| Aaron Elliott, Cometbus |

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| Aaron Elliott, Cometbus |
Sous-titré « Superior toilet literature », Niche Homo est effectivement à placer pas très loin de la cuvette des chiottes. Parce qu’on s’y attardera longtemps (il y a beaucoup à lire), et qu’on passera un bon moment (donc joindre l’agréable à l’utile). Nick Jones, l’une des deux manettes de ce zine, est un vieux fanzineur et cela se ressent très vite : les interviews sont solides, profondes, souvent critiques, il y a du contenu et on se régale. L’échange avec Tom Hazelmyer (H-O-F, ex-Halo Of Flies, et surtout créateur de Amphetamine Reptile Records, le label des Melvins) est par exemple une véritable discussion sur les réelles motivations d’un groupe faisant un simili come-back quinze ans après un premier split. C’est d’autant plus intéressant que le groupe en question évoluait dans une sphère punk plutôt radicale et que Nick Jones l'avait déjà rencontré quelques années plus tôt. Hazelmyer se fend de quelques réflexions sensées sur les atouts du numérique, même s’il reste un indécrottable collectionneur de vinyles (quand on a édité des 45 tours sous 39 formats différents pour rendre dingue les collectionneurs, on s’en doutait un peu). Une longue interview (9 pages) du groupe Fucked Up (Toronto) vaut à elle seule l’acquisition du zine. FU est doublement surprenant: d’abord musicalement, il se définit comme de la oi! progressive, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention ; ensuite, ce groupe se fait accompagner d’un avocat avant de signer un contrat avec un label… là, rien que le fait d’imaginer la scène fait franchement rigoler. Ces considérations personnelles primaires mises à part, ces mecs s’attardent sur le paradoxe à jouer dans un groupe à caractère « anti-social » et se voir interdire de jouer par la police pour ces mêmes raisons : « On emmerde tellement les autorités que les flics débarquent et nous disent « çà suffit, c’est fini pour ce soir ». Les flics font juste leur boulot qui est d’essayer de maintenir l’ordre, nous on fait le nôtre qui est d’essayer de bouleverser l’ordre établi, les gamins font le leur en devenant tarés et en essayant de chambouler l’ordre établi. Donc, çà marche comme prévu. Le fait qu’un flic arrête le concert démontre que notre démarche est efficace. Mais en même temps, six fois de suite, c’était hyper-frustrant et çà a dégénéré. On s’est battus entre nous. » On se fend en deux en découvrant la vie chaotique d’un vrai groupe de oi! du 21e siècle : la bagarre générale déclenchée à l’aéroport d’Heathrow (« je lui ai mis un double retourné dans la gueule, et comme je pèse les habituelles interrogations métaphysiques de tout groupe de rock : doit-on inclure dans l’album cette chanson sur la persécution de Britney Spears par les médias ?, « Je lisais beaucoup de livres avant d’écrire les paroles, maintenant que j’ai un téléphone portable je passe mon temps à envoyer des textos ou à jouer à la Gameboy ». « Et quand tu t’ouvres le crâne au début le concert, c’est pour te motiver ? Non, je trouve juste que le sang est un bon lubrifiant social… », il en reste quelques pages dans la même veine.
Les Vivian Girls n’ont certes pas inventé la noisy pop mais avec leurs gueules vintage trois parfums (lager, porter et stout, il y en a pour tous les goûts), on leur pardonnera beaucoup plus facilement leur resucée de Jesus & Mary Chain vs Lush. Qu’elles citent Nevermind de Nirvana comme une influence majeure laisse un peu pantois, mais c’est à cela qu’on constate qu’on est un peu snob et qu’elles, au contraire, ont gardé toute leur simplicité adolescente. L’interview trahit très bien cette spontanéité (ingénuité ?) : « On a dit que vous ressembliez à Black Tambourine… Ouais, c’est marrant parce qu’en fait un type nous a dit çà après le pire de nos concerts où on a eu de gros problèmes de sons. On a donc écouté ce groupe et on a trouvé çà super, c’était exactement le son que l’on recherchait, et c’est à partir de là qu’on a mis certaines réverbs – en fait qu’on a eu l’idée de mettre des réverbs – ». Quel autre groupe avouerait avoir modifié et trouvé son identité sonore après un concert raté qu’un gus probablement bourré aura trouvé intéressant ? Hormis cette fraîcheur des propos, çà ne vole pas très haut, mais bon c’est comme les footballeurs on ne leur demande pas, en plus, d’être forcément des philosophes (salut Vikash!).
Bilge Pump est également longuement interviewé, mais je n’ai eu envie de lire cet entretien, les gueules des mecs ne me revenant pas. Ce sera mon délit de faciès du jour.
Une BD imbitable de 7 pages occupe le cœur du zine ; le pitch : l’histoire d’un mec paumé dont le seul ami est une bite qui dépasse du mur de sa chambre… les artistes, quand même !
Comme dans tout fanzine punk, NH a sa part de « rubriques à la con », comme ce jeu-concours où l’on doit reconnaître à qui appartiennent ces paires de seins ou ces bites dessinées à la va-vite… très private joke, une marque de fabrique du genre. Pour finir, outre quelques chroniques de disques plus ou moins obscurs, j’ai bien apprécié la rubrique « Suggested zine names ».
Niche Homo #2, hiver 2009, A5, 56 pages N&B website
Un zine de 18 pages A4 photocopies NB. Mise en page oldschool: les textes sont imprimés en noir dans des encarts à fond blanc découpés et collés sur des mosaiques de photos assurant l'arrière-plan. Ce zine de Sydney nous propose un portrait du serial killer cannibale Albert Fish en guise de 1ère de couverture et la lettre qu'il rédigea à la mère de l'une de ses victimes, Grace Budd, en 4e de couverture. On ne sait trop pourquoi, peut-être en raison de ces mêmes lettres envoyées aux familes de ses victimes qui concourirent à sa perte - l'auteur tentant une analogie entre sa publication et celle de Fish ? Ce fanzine est en effet le deuxième essai de l'auteur, Gill Perrin, qui en a en rédigé un premier mais a renoncé à le publier pour être sûr d'avoir à regretter ce choix plus tard. Self Destruct est un titre qui n'a donc pas été choisi au hasard, comme en témoigne l'auteur qui déclare que son état mental et physique se dégrade doucement mais surement.
Le zine coute AUD$3 chez les disquaires.

Les fanzines se lisent, se regardent et s'écoutent. C'est ainsi que se présente le nouveau-né Soap, adepte de l'impression sérigraphiée. La couleur dominante de ce n°0 est le vert que l'on aurait d'emblée envie de qualifier de vert pisse (ce qui en y réfléchissant bien ne signifie rien, mais ce n° étant consacré au thème de la bière, on comprend un peu mieux l'association d'idée : vert Kro, Kro = pisse, donc Vert kro = vert pisse – oui, je suis un peu tordu, mais on se refait pas). Bref, ce Soap se regarde (BD, graff, peintures, poster), se lit (« Le spermatozoïde de bière ») et s'écoute (un CD compil 10 titres, électro hip-hop ethnique) avec grand plaisir. Le n°1 sera consacré au savon, même si, apparemment, une grande majorité de la rédaction aurait préféré un n° spécial whisky ou pastis. SOAP sera peut-être le premier fanzine à boire ? (enfin, premier de ce siècle, puisque Roger Le Chat n°4 (1993) fut livré dans une caisse en bois avec une bouteille de muscadet (et vendu uniquement dans les bars nantais...). Pas de kronik zines.
Je vous ai déjà parlé de Copper Press dans quelques QS précédents. Il s'agit de mon zine préféré. Esthétiquement, littérairement, musicalement. Bref total respect à ce carré de 96 pages de 20 cm de côté à couv quadri pelliculée mat. Associé au label 54°40 or fight !, il nous vient désormais quasi-sytématiquement avec une double compil CD des derniers tendances post-everything, folk, hXc, etc. une quarantaine de morceaux oscillant entre auto-productions et extraits des catalogues de 54°40, Sickroom, Phratry, Arena Rock, Tiberius, etc. Notre Cheval de Frise national était même convié dans le n°21. Seul truc étrange : les groupes figurant sur les samplers ne sont pas forcément au menu du zine... mais bon, on ne va pas faire la fine bouche non plus. Un conseil : achetez-les sur la distro BurnOut ou commandez-les directement auprès de CP lors des promos régulières ($3 le zine avec les CD !). Pas de krokik zines.
Les enfants de John Cage, les amateurs de SYR, les fadas de James Tenney, les intellos de la partition vierge se tourneront vers Signal To Noise, le zine des musiques expérimentales et improvisées. Un zine où chaque mot compte (rien d'improvisé dans les écrits), où la précision frôle l'obsessionnel. Les itw sont souvent insérées dans des articles de fond, ce qui est plutôt appréciable (mention spéciale à l'analyse critique sur le producteur hip-hop El-P, déjà aperçu dans STN#31). Une mine de renseignements et une bonne couverture discographique. La multi-instrumentiste nipponne Yoshimi p-we (THE bOREDOMS et ooioo) en couv.
Le détournement est plus qu’affaire de tradition dans le fanzinat : il est l’essence même du zine. Ce qui reste quand on a enlevé l’habillage – j’entends par habillage: l’objet du zine (le punk, le ska, le football, soi…), la teneur du discours, les qualités graphiques ou littéraires, ou leur absence totale. Dépouillez un zine de ce qui le différencie en apparence d’un autre et il vous restera le détournement. Comme un corbeau (non, pas les fans de Robert), découpez des caractères, des mots dans un journal et recomposer un texte, un titre, etc. Comme le séminal Sniffin’glue, vous voilà en train de détourner des lettres, des phrases, de leur donner un sens nouveau. Tradition à la Hara-kiri que le zine nantais Autodafez perpétuait il y a 10-15 ans et dans laquelle s’inscrit le très politiquement incorrect BurnValBurn.
Bloom n°1-3, A4, xrx, gratuit.

A l’arrach n°1, 2004, 26 pages A4, xrx, prix libre (Price Liberation Front ?)
Pascal avait promis d’arrêter Kangourou après le n°18. Mais le fanzine c’est comme la cigarette (« le fanzinat peut nuire gravement à votre entourage » devrait être obligatoirement inscrit en bas de chaque couv) et voilà donc le n°20, rebaptisé Kangouroï pour l’occasion, peut-être pour rappeler qu’après la forte dose de metal du numéro précédent, il fallait revenir à l’essence même du projet kangourien : le punk et la oi!. On retrouve évidemment le franc-parler et le langage crû habituel du zine (pourquoi faire dans la douceur quand on peut faire efficace !). Punk qui tâche avec Garage Lopez, Maïté les Moules, Les Grilles Degoûts, Ze From Age Ki Pu (ceux-là s’ils avaient pas envie de répondre aux questions, ils pouvaient le dire d’emblée)…ouais ben déjà on remarquera qu’au niveau des noms de groupes l’inspiration semble faire défaut à la scène actuelle, ça a quand même moins de gueule que Komintern Sect, Reich Orgasm, Parabellum et consorts. Les Allemands The Shocks et les quasi-allemands Swattack relèvent le niveau (mention spéciale à ces derniers pour leur itw très « vivante »).
Le fanzinat punk n'a jamais cessé de se développer et de se diffuser progressivement à tous les autres nouveaux courants musicaux. New Wave qui naît au début des années 80 est le premier fanzine français d'importance. Après quelques années d'interruption dans la seconde moitié des 90's, il renait début 2002 et sort désormais au rythme de 4 n° par an.Les derniers en date font d'ailleurs une large place à l'histoire de l'activisme punk (interview de Mark Perry, rubrique "Et un jour les punks et les punkettes"). Les années 80 sont ponctuées de fanzines punks ayant laissé des traces indélébiles dans le dynamisme du milieu alternatif: Le Légume Du Jour, On A Faim, No Way Out, Caladeshnikov, PQ.
D'après le dernier recensement de la Fanzinothèque de Poitiers, il y avait 80 fanzines punks enregistrés en 2002 en France, ce qui en fait la plus large catégorie dans le paysage fanzinesque français. Le fanzinat punk est aujourd'hui éclaté entre des titres restés fidèles à la forme des modèles originels (écrit à la main, mis en page au coupe-coupe: Démostaz, Blue Soundz), d'autres misant sur la quantité d'informations recueillies à la faveur d'un travail de carabin (Kangourou Zine), sur l'engagement politique (pas forcément anarchiste: Rotten Eggs Smell Terrible!, Guérilla Urbaine, Barricata) et enfin, plus surprenant, ceux qui ont une démarche proche de la presse professionnelle (Worst).Vicomte de Neurasthénie, n°3, 2002, 1 €
N’éteignez pas vos bougies ! Le Vicomte de Neurasthénie, zine black metal, est de retour. Un billet d’une page « Chrétiens et métalleux » où un curé d’Orange, né en 68 et vicaire depuis 94, nous apprend que « non, les metalleux ne sont pas des idiots », « certains jouent même très bien de la guitare », « seuls quelques-uns sont des tueurs de prêtres (sic) », etc. Et en plus, une suite est prévue. Plus loin, en toute logique, 2 pages sur « Qu’est-ce que le satanisme ? » et puis, rassurez-vous, les habituelles pages consacrées à Atari. Ben quoi, On a le droit de tuer des prêtres, profaner des tombes et aimer Pacman, non ? 17 kroniks zines (BM en grande partie), compil CDR en option.
French Violation n°8, 2003, 4,5€
FV suit l’actualité des Depeche Mode : ce numéro est consacré à la sortie de Counterfeit² de Martin Gore. Comme tout bon FANzine qui se respecte, FV est complet (revue de presse française 2003), précis et pointilleux (chaque morceau joué live est analysé), et en plus superbement imprimé. La typologie des spectateurs du concert de la Cigale est un témoignage ethnologique remarquable, il vaut à lui seul le détour. Quelques infos sur la gravage et les protections anti-piratages (les fans, quand même !).
Alternative Magazine n°2, février 2003
C’est marrant mais je n’avais jusqu’ici jamais imaginé qu’en Turquie puisse exister une scène alternative vraiment active. L’influence de clichés désuets (un pays qui serait dirigé par des tortionnaires) entretenus par le mensonge permanent de nos chers médias (dès fois qu’ils s’aviseraient de demander leur entrée dans l’UE..). Syndrome post-Midnight Express, peut-être aussi. Alternative Magazine #2 sorti début 2003 prouve le contraire (le 3 a paru sous forme de newsletter en fin d’année) : la tendance lourde est grind, mais avec quelques penchants death et gothics marqués (The Gathering en itw) ; des contributions de zineurs roumains (la scène black metal) et brésiliens permettent de remplir plus de 40 pages A4. Malheureusement, on n’y apprend pas grand chose sur la scène locale : itw de Courtyard et kroniks de 5 zines turcs. Par contre, les rédacteurs sont bien affûtés sur la scène tchèque (la géographie, quand même !). Et apparemment férus de météo : toutes les itws commencent par une question sur le temps qu’il fait chez vous…
GBH+support versus Charged GBH
Je vous parlais brièvement de la tournée GBH+support dans QS4. Peu de temps après, je reçus un mail tout autant laconique qu’agressif de Colin Abrahall : « DON'T USE OUR FUCKING LOGO THEN ! IT WILL CONFUSE PEOPLE AND THEY'LL THINK WE'RE PLAYING ». Rebecca du site Punk&Oi in the UK ayant cafté la veille ; j’imagine très bien la scène : « Hey, copain Colin, il y a des Frenchies qui ont piqué le logo de ton groupe, c’est mal, non ? hein copain, Colin, tu te souviens de moi, c’est Rebec ! ». Les Charged GBH se mettent à faire dans le copyright, maintenant ? Le détournement devient interdit ? Et pourquoi pas “Law is the law” tant qu’on y est? Ce à quoi j’ai répondu, un peu moins laconique : « Hi Man ! I would be pleased if you don't use the name of Colin Abrahall. It's unfair to spoil the memory of this old fucking bastard, now sucking Sid Vicious in hell, as Wattie Buchan told me last summer. GBH died few decades ago and I don't believe in the existence of cyberghosts. So, let me tell you that we're not a playing band but a fucking talking band made of hardly rotten academics. We will talk about this lovely and stinking hoax called punk music: from fanzines to major companies surrenders. From torn wears to fashion movement. "GBH+support" conferences are totally free and we're doing that only for fun: "Do what you do (but know why you're doing it). Do what you do for fun", can't remember who tell me that? So it can rain punks and dogs on us, we're ready for that and waiting for them with pieces of broken bottle (as it has always been, isn't it ?) Well, GBH is Guibert, Bonniol and Hein, do you think their parents must change their names ? Fell free to come and play for nothing else than fun and fuck... Take care, and stop thinking you're Colin, that's a bad joke ! ». Depuis je n’ai plus eu de nouvelles : les vieux punks auraient-ils perdu de leur verve d’antan ? Ou bien est-il déjà en train de contacter son avocat ?
Underground investigation n°43, 4€
Un très bon zine metal qui a fêté ses dix ans d’activisme. Une infographie claire comme du Stradivarius. Les zines sont classés selon leur contenus en « femmes à poils » (ce « s » terminal m’interpelle : est-il volontaire ? S’agit-il un recensement de la nudité féminine, ou d’un classement quantitatif de leur pilosité dans la pure tradition metal old school ? Qu’importe, car l’on se rend compte que le metal n’est plus ce qu’il était, puisque c’est un zéro pointé pour tous. 27 itw dans ce n°, dans un spectre très large, même si le heavy domine (Falkirk, Breakpoint, MZ, Killers, Overstep, etc.).
Artefact n°28, janvier 2004, gratuit
Un freezine metal qui commence à être incontournable. Une seule itw (Inhume), 63 kroniks et un compte-rendu de concert comparatif Iron Maiden/Metallica plutôt bien foutu : l’analyse (empirique) du publis présent montre que M a perdu une partie de ses fidèles au profit de la nouvelle génération élevée au néo-US, alors que IM draine principalement des vieux hardos (les true metalleux s’y faisaient rares, parait-il).
Metal Integral n°23, septembre 2002, 2€
« MI le fanzine qui donne envie de headbanger » fête ses 4 ans et son 23e numéro. Chapeau bas ! La troisième partie de « La légende Metallica (année 1983) », un éclaircissement sur les définitions du Porg (clair à guttural), suivi de 8 kroniks zines.
Walked In Line n°22, décembre 2003, 4,5€
WIL vient d’ouvrir une boutique à Beauvais, le Rockstore. Cela pouvait expliquer le retard et le faible nombre de pages (24) de ce numéro. La réalité est tout autre : cette satané confiance aveugle que l’on fait à l’informatique n’en finit pas de jouer des mauvais tours. WIL23 v1.0 a disparu dans un crissement de silicium, l’enquête sur les webzines perdue corps et âmes, pas mal d’itw aussi… on saluera alors le courage de Chris et Laetitia qui ont tout repris à zéro pour nous livrer ce n° en moins de 3 semaines. On y apprend que Gogol Ier est devenu un cyber-warrior, que par sa mobilisation il a aidé à libérer José Bové (ah, c’est lui !). Gogol ouvre évidemment le CD 27 titres.
Punk Planet n°55, mai 2003, $5
Pour finir, jetez-vous sur PP55 qui consacre un dossier aux zines (« la revanche de l’imprimé ») et montre qu’aujourd’hui l’édition n’a jamais été aussi accessible aux décapitalisés (les pauvres, quoi). L’édition DIY gagne du terrain, c’est tout de mêm l’un des avantages de l’informatique. Un court article sur l’histoire des zinothèques (il y en aurait 32 dans le monde). 35 kroniks zines.
Quality Street ne contient pas de sang de chauve-souris.