30/03/2013
Ora Pro Nobis, Brest, 1991
OPN 1991 PDF
20/03/2013
Liens vers les scans de zines
Mise à jour (20 mars 2013) : après avoir cherché la moins pire des solutions pour le stockage, j'ai décidé de mettre les pdf sur le site Issuu.com. Je ferai la mise à jour par article progressivement mais pouvez consulter l'ensemble de la fanzinothèque à cette adresse : http://issuu.com/samueletienne
25/08/2011
New Waves, Paris, France, n°8 - 1991
| New Waves n°8, avril 1991 |
En 1989, l'équipe du zine tente alors l'aventure média de masse en s'associant avec la SARL B.D.; le mégazine SUB-ROCK émerge en mars 1990, reprenant le format originel de New Wave (un mégazine est "un magazine professionnellement réalisé mais avec un esprit fanzine" selon le communiqué de presse de l'époque). Tout cela tourne court (4 n°) et les équipes de direction et de rédaction se séparent dans la douleur. Sub-Rock ressort une dernière fois, sous format magazine classique, avec une couv' en quadrichromie, une mise en page sans originalité et un flexi des VRP... un Sub-Rock n°5 fantomatique, bien loin de l'état d'esprit originel.
Aline et Patrice Richard créent alors New Waves, édité par l'association APMC à partir de l'été 1990. Le S final est ajouté pour se démarquer du courant "new wave", appellation que les eighties se sont chargé de réduire aux courants post-punk portés par The Cure. Le lien avec le fanzine passé se fait via la numérotation puisque le premier numéro est le n°6..., attention faut suivre. Il apparaît sous un format plus réduit et sur papier recyclé, imitant les zines US tels que Maximum Rock'n'roll. Particularité pourtant : le zine est distribué gratuitement (enfin à partir du n°6, le n°5 -été 1990, une sorte de n°0- était encore payant, ouais, je vous avais bien dit qu'il fallait suivre). La publication s'arrête une nouvelle fois après 11 n°, car Aline et Patrice s'investissent davantage dans l'univers manga et publient le mangazine Celia.
New Wave (sans S) reviendra une nouvelle (dernière?) fois sur la scène papier en 2002 avec le retour au format 38x28 des 80's pour une quinzaine de numéros mêlant rétrospective et actualités alternatives. P. Herr Sang relate sa vision de l'aventure NW en détail ici et là.
Toutes les activités de l'association Célia ici
New Wave n°2, 1980 scanné par la Fanzinothèque (ici), résolution basse, pages tronquées
New Wave n°30, 1987 scanné par la Fanzinothèque (ici), résolution basse, pages tronquées
22/05/2011
Think Positively n°2, Nantes, juin 2010
Une drôle de découverte pour moi : Eric le Violongay, un OVNI comme on en fait plus, québécouais barjot, premier ou centième degré, on ne sait plus, on s'y perd, un type fan de "le blond/chatain ou le chatain/bruns habillé en chemise uni blanc cassee & jeans noir qui me jouerait du violon" qui aimerait lui jouer du violon... Faut être probablement né après 1990 pour saisir le truc...
Les 4-5 pages sur le végétarisme m'ont encore donné envie de me tailler une belle côte de boeuf: chacun ses goûts ! Plus des chroniques zines et skeuds.
Think Positively, n°2, A4, 44 pages, tirage : 50 ex.
Retrouvez toutes les actus de TP en couleurs ici.
15/05/2011
Armageddon, n°0 bis, Nantes, France, 1992
Cet "échantillon commercial" était destiné à trouver des annonceurs, apparemment cela n'a pas été concluant car il n'y a pas eu de suite "mainstream"...
Armageddon, n°0, Nantes, France, 1992
08/05/2011
Les Eaux Noires et le Grand Quoi, Nantes, septembre 1988
30/04/2011
Comme un boomerang, n°4, Montréal, Canada, 1987
L'histoire tumultueuse de "Louie Louie", de Richard Berry (non, pas lui) aux Kingsmen, est évoquée sur deux pages, ou comment un des classiques du rock'n'roll a failli tomber aux oubliettes.
The Kingsmen - Louie Louie by fredozydeco
Plus surprenant est l'article sur Kick, chanteur des proto-punks bordelais Strychnine, qui poursuivait là une carrière sous son propre nom de scène. Un peu plus tard, on retrouvera Kick et Loran des Bérus dans le duo Ze 6.
Ce numéro 4 sort peu après l'annulation de la tournée québécoise 1987 des dits Bérus, le contact du zine, Nicolas Bouchard, étant d'ailleurs le correspondant officiel de Bérurier Noir au Québec. Comme un boomerang était également doublé d'une émission radio du même nom sur (c)kut FM 90.3. Celle-là était spécialisée punk rock ska garage reggae oi! hip hop francophones... L'interview du quatuor féminin Vertical Pillows est la quintessence de la bonne interview qui fait sourire : de la retranscription sans tabou, aussi bien des déclarations des donzelles que de l'environnement (le Chinois qui passe commande, Fred qui renverse la table, etc.). On n'apprend pas grand chose, çà part dans tous les sens, mais on sent bien l'ambiance "backstage" fin de concert. Pur moment d'anthropologie zinesque!
Au chapitre "Coup de maître" de ce zine, notons que le n°3 (Décembre 1986) était accompagné du 45T "Radical hystery" des Thugs sorti chez Gougnaf Mouvement en janvier 1985.
Au sommaire également: The Godfathers, le "pépé" Iggy Pop, No Means No, le rock en Espagne, et un compte-rendu express des Chesterfield Kings.
Vous remarquerez dans le PDF l'absence de 4 pages (8, 10, 31, 33) résultant probablement d'une erreur d'impression (verso non imprimé), désolé je n'y peux rien et je n'ai pas poussé le vice à scanner les pages blanches, mais si quelqu'un peut m'envoyer les pages manquantes...
format 215x280 mm, 40 pages, NB
21/04/2011
Rock Press, n°4, Toulouse, 1987
17/04/2011
Rock Ballad, n°1, Bordeaux, France, 1987
Côté rédacteur, il y a quand même du beau monde dans ce premier opus de Rock Ballad, José Ruiz notamment, qui est un ancien membre de Stilettos et surtout de Gamine dont il a composé la musique du 45T "Voyage". Il quittera le groupe juste avant le succès grand public de "Voilà les anges" (1987), mais restera jusqu'à ce jour un animateur de la presse rock nationale (collaborateur récurrent de Best) et bordelaise.
format A4, 32 pages, impression offset.
08/04/2011
Kiss The Blade, n°2, UK, 1987
28 pages, tirage : 250 ex numérotés à la main.
06/04/2011
Yé-yé '84, Québec, novembre 1984
Tirage de ce numéro 2 volume 2 : 300 ex.
05/04/2011
Journalsong, n°5, Portland, Etats-Unis, 2002
L'auteur, Steve Gevurtz, est un brin déphasé avec le monde qui l'entoure, il nous livre ses impressions, interrogations, agacements, et autres ras-le-bol au fur et à mesure de ses humeurs très changeantes, souvent moroses, de ses amours toujours déçus, de ses cuites à répétition. J'ai bien aimé la petite note sur le jeune punk à l'arrêt de bus qui lit Cometbus avec un air un peu dédaigneux, et le sentiment exaspéré de Steve : "Je ne peux pas croire qu'on lise encore Cometbus"...
Le numéro 6 a été publié par Microcosm Publishing, une sorte d'asso promouvant la culture zine sur Portland.
26/03/2011
Bordel 666 n°0, Nantes, France, 1984
Sommaire: Les Collabos, Reich Orgasm, Angelic Upstarts, Les Cadavres, Vatican, Nina Kuss.
Magic Mushroom n°0, Saint-Malo, France, 1991
Lancé en février 1991, à l'occasion de la première édition du festival La Route du Rock - un autre succès qui dure -, le fanzine est alors édité par l'association malouine Sidérant. Dès le numéro 1, le fanzine migre officiellement à Paris (association Psylöh), d'où il monte en puissance progressivement en développant un réseau national de dépôt-vente. Côté rédactionnel, il se spécialise dans la culture pop, un créneau qu'ont partiellement abandonné les Inrockuptibles dans la première moitié des années 90. Il passe à la distribution nationale en 1995 et laisse tomber pour l'occasion le côté "Mushroom".
Notez que ce premier numéro fait la part belle à des styles musicaux pas franchement pop (Chumbawamba) voire franchement "obsküres" (Killing Joke)...
15/03/2011
The Gossip, Hors-série n°2, Nantes, France, 1990
The Gossip, n°4, Nantes, France, 1990
13/03/2011
L'index, Nantes, France, 1997
The Gossip, n°3, Nantes, France, 1989
EV : http://www.youtube.com/view_play_list?p=0C079FE4D328EDFB
Dominic Sonic : http://www.youtube.com/my_playlists?p=C05C2E9904B51DF2
The Gossip, Hors-série n°1, Nantes, France, 1989
12/03/2011
The Gossip, n°2, Nantes, France, 1989
The Gossip, n°1, Nantes, France, 1989
05/09/2009
Electric Annihilation #1, Frisco, USA, 2009
Une des qualités premières de ce zine est le ton très amateur qui colorie les interviews ; lorsque les artistes ont été rencontrés les questions sont à la fois d’une banalité affligeante (combien avez-vous fait de concerts ? quand avez-vous commencé ?- mais il faut bien apprendre le métier-) et beaucoup plus subtiles, EA ne semblant rien couper mais transcrivant l’ensemble de l’entretien (2 pleines pages pour Sun Araw, 15 questions). C’est un aspect brut de décoffrage qui est très plaisant. Par contre, la grille du questionnaire étant grosso modo la même d’un groupe à l’autre, la lecture devient parfois répétitive, mais bon… Parmi les interviews qui m’ont particulièrement intéressées, celle de John Olson, créateur du label American Tapes et membre de Wolf Eyes, Dead machines, etc. Cette interview dérive très vite en discussion sur la scène de Detroit, les concerts à domicile, la mobilité des artistes qui passent d’un projet à l’autre à l’instar des jazzmen, mais aussi sur l’absence apparente de « sang neuf ».
A propos d’intégrité, suit une interview avec Thurston Moore (dont il manque le début car la K7 n’a pas marché – old school failure!) qui nous raconte comment Sonic Youth s’est débarrassé de son contrat avec Geffen pour pouvoir publier ce qui bon leur semble : la stratégie a été d’honorer le contrat jusqu’au bout en produisant des disques « faciles » à gérer par les gens de Geffen… Sous-entendu, des disques qu’ils n’aimaient pas forcément mais qui leur permettraient d’être tranquilles… ma foi, c’est pas super intègre vis-à-vis de leur public… TM se laisse aussi aller à porter un regard critique de vieux noiseux sur l’évolution de la scène et le retour du format K7 « J’ai toujours pensé que le meilleur médium musical est la cassette normal bias, çà donne un son lourd ». Intéressant reportage sur la scène expérimentale de Göteborg qui est entrée en effervescence depuis deux ou trois ans, d’ailleurs il eut été pertinent de signaler à ce propos la sortir de la K7 « Ett Annat Göteborg » qui regroupe justement ces projets émergents (de la part du responsable de Release The Bats çà frôle la faute « professionnelle » !Edit du 8 mai 2011: Tynan vient d'annoncer qu'il abandonne la publication d'EA faute de contributeurs. Après avoir écrit seul ce numéro 1, il cherchait depuis deux ans des renforts capables de proposer de vrais articles de fond. Personne ne s'est manifesté en ce sens, malgré les éloges mérités suscités par ce premier opus. First and last and always...
16/08/2009
Cometbus, USA, 1983-1999

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| Aaron Elliott, Cometbus |
24/07/2009
Niche Homo #2, hiver 2009, Glaoucheland (UK)
Sous-titré « Superior toilet literature », Niche Homo est effectivement à placer pas très loin de la cuvette des chiottes. Parce qu’on s’y attardera longtemps (il y a beaucoup à lire), et qu’on passera un bon moment (donc joindre l’agréable à l’utile). Nick Jones, l’une des deux manettes de ce zine, est un vieux fanzineur et cela se ressent très vite : les interviews sont solides, profondes, souvent critiques, il y a du contenu et on se régale. L’échange avec Tom Hazelmyer (H-O-F, ex-Halo Of Flies, et surtout créateur de Amphetamine Reptile Records, le label des Melvins) est par exemple une véritable discussion sur les réelles motivations d’un groupe faisant un simili come-back quinze ans après un premier split. C’est d’autant plus intéressant que le groupe en question évoluait dans une sphère punk plutôt radicale et que Nick Jones l'avait déjà rencontré quelques années plus tôt. Hazelmyer se fend de quelques réflexions sensées sur les atouts du numérique, même s’il reste un indécrottable collectionneur de vinyles (quand on a édité des 45 tours sous 39 formats différents pour rendre dingue les collectionneurs, on s’en doutait un peu). Une longue interview (9 pages) du groupe Fucked Up (Toronto) vaut à elle seule l’acquisition du zine. FU est doublement surprenant: d’abord musicalement, il se définit comme de la oi! progressive, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention ; ensuite, ce groupe se fait accompagner d’un avocat avant de signer un contrat avec un label… là, rien que le fait d’imaginer la scène fait franchement rigoler. Ces considérations personnelles primaires mises à part, ces mecs s’attardent sur le paradoxe à jouer dans un groupe à caractère « anti-social » et se voir interdire de jouer par la police pour ces mêmes raisons : « On emmerde tellement les autorités que les flics débarquent et nous disent « çà suffit, c’est fini pour ce soir ». Les flics font juste leur boulot qui est d’essayer de maintenir l’ordre, nous on fait le nôtre qui est d’essayer de bouleverser l’ordre établi, les gamins font le leur en devenant tarés et en essayant de chambouler l’ordre établi. Donc, çà marche comme prévu. Le fait qu’un flic arrête le concert démontre que notre démarche est efficace. Mais en même temps, six fois de suite, c’était hyper-frustrant et çà a dégénéré. On s’est battus entre nous. » On se fend en deux en découvrant la vie chaotique d’un vrai groupe de oi! du 21e siècle : la bagarre générale déclenchée à l’aéroport d’Heathrow (« je lui ai mis un double retourné dans la gueule, et comme je pèse les habituelles interrogations métaphysiques de tout groupe de rock : doit-on inclure dans l’album cette chanson sur la persécution de Britney Spears par les médias ?, « Je lisais beaucoup de livres avant d’écrire les paroles, maintenant que j’ai un téléphone portable je passe mon temps à envoyer des textos ou à jouer à la Gameboy ». « Et quand tu t’ouvres le crâne au début le concert, c’est pour te motiver ? Non, je trouve juste que le sang est un bon lubrifiant social… », il en reste quelques pages dans la même veine.
Les Vivian Girls n’ont certes pas inventé la noisy pop mais avec leurs gueules vintage trois parfums (lager, porter et stout, il y en a pour tous les goûts), on leur pardonnera beaucoup plus facilement leur resucée de Jesus & Mary Chain vs Lush. Qu’elles citent Nevermind de Nirvana comme une influence majeure laisse un peu pantois, mais c’est à cela qu’on constate qu’on est un peu snob et qu’elles, au contraire, ont gardé toute leur simplicité adolescente. L’interview trahit très bien cette spontanéité (ingénuité ?) : « On a dit que vous ressembliez à Black Tambourine… Ouais, c’est marrant parce qu’en fait un type nous a dit çà après le pire de nos concerts où on a eu de gros problèmes de sons. On a donc écouté ce groupe et on a trouvé çà super, c’était exactement le son que l’on recherchait, et c’est à partir de là qu’on a mis certaines réverbs – en fait qu’on a eu l’idée de mettre des réverbs – ». Quel autre groupe avouerait avoir modifié et trouvé son identité sonore après un concert raté qu’un gus probablement bourré aura trouvé intéressant ? Hormis cette fraîcheur des propos, çà ne vole pas très haut, mais bon c’est comme les footballeurs on ne leur demande pas, en plus, d’être forcément des philosophes (salut Vikash!).
Bilge Pump est également longuement interviewé, mais je n’ai eu envie de lire cet entretien, les gueules des mecs ne me revenant pas. Ce sera mon délit de faciès du jour.
Une BD imbitable de 7 pages occupe le cœur du zine ; le pitch : l’histoire d’un mec paumé dont le seul ami est une bite qui dépasse du mur de sa chambre… les artistes, quand même !
Comme dans tout fanzine punk, NH a sa part de « rubriques à la con », comme ce jeu-concours où l’on doit reconnaître à qui appartiennent ces paires de seins ou ces bites dessinées à la va-vite… très private joke, une marque de fabrique du genre. Pour finir, outre quelques chroniques de disques plus ou moins obscurs, j’ai bien apprécié la rubrique « Suggested zine names ».
Niche Homo #2, hiver 2009, A5, 56 pages N&B website







